Le coaching sportif contre le cancer

Les méthodes d’entraîneurs de sportifs de haut niveau, dont Claude Onesta, sont testées à Marseille pour offrir un accompagnement psychologique inédit aux patients.

Peut-on accompagner un malade du cancer comme on coache un athlète de haut niveau ? Les méthodes de motivation qui ont conduit le handball français au sommet mondial sont-elles transposables à l’oncologie et plus largement à la santé ?

A Marseille, l’Institut Paoli-Calmettes (IPC), centre régional de lutte contre le cancer, explore depuis le printemps 2016 cette piste inédite de suivi psychologique. Un programme test, bâti en collaboration avec des entraîneurs de haut niveau, dont celui de l’équipe de France de handball, Claude Onesta, ou les patrons des sélections nationales de basket et de natation, Vincent Collet et Romain Barnier.

L’essai, pour l’instant, n’a touché qu’une poignée de patients. Mais leurs retours très positifs, révélés fin janvier, conduisent l’IPC à lancer une étude de trois ans sur une centaine de volontaires. La faculté de médecine de Marseille, partenaire du projet, créera, elle, à la rentrée 2017 un diplôme universitaire « d’oncocoaching », pour alimenter cette phase.

L’expérience s’appelle Rebond. Et son nom illustre à la fois son objectif – relancer des personnes après la maladie – et ses origines. « Depuis des années, nous étudions et modélisons les méthodes de coaches qui réussissent, explique le professeur Pierre Dantin, directeur du laboratoire Sport management, gouvernance et performance d’Aix-Marseille Université (AMU) et pivot du programme. Nous cherchons à donner du sens à ces pratiques, vues parfois comme empiriques, pour les diffuser dans d’autres domaines. »

Membre du conseil scientifique de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), cinq olympiades au compteur, Pierre Dantin est un proche de Claude Onesta et de Vincent Collet. Avec eux, il anime l’Académie des coaches, association de réflexion qui défend l’idée humaniste que le savoir-faire des entraîneurs, « leur praxis » dit le professeur Dantin, peut servir hors du monde sportif. L’idée d’une collaboration avec des médecins oncologues est née à l’issue d’une de ses interventions à l’Institut Paoli-Calmettes. « Ce qu’il expliquait des méthodes motivationnelles des coaches m’a semblé transposable à notre situation », résume le professeur Patrice Viens, directeur général de l’IPC et président de la fédération nationale des centres de lutte Unicancer.

Rebond n’est ni un programme d’activités physiques ni une action caritative à base de visites de stars…
Source Le Monde – Gilles Rof

Changer le regard sur le cancer en entreprise

Chaque année, un cancer est découvert chez plus de 350.000 personnes en France, dont un tiers travaille au moment du diagnostic. Des associations luttent pour sensibiliser les entreprises sur les solutions qui existent pour accompagner un salarié touché par la maladie.

«Quand on est seul chez soi, on a l’impression de ne servir à rien et de n’être qu’un malade qui prend ses traitements. J’aurais mieux vécu ma maladie si j’avais pu travailler», témoigne Karen Sejotte, chargée de projet dans une entreprise de conseil. La jeune femme a développé un cancer du col de l’utérus en 2009. «Mais, à l’époque, je ne connaissais pas les solutions qui s’offraient à moi, comme le temps partiel thérapeutique.»

Aujourd’hui, elle a décidé de «s’engager auprès des autres malades», en montant une plateforme téléphonique et un site Internet, Allo Alex. Elle y détaille des conseils et des informations pratiques qui lui ont manqué pour mieux vivre et continuer à travailler malgré sa maladie.

Car les diagnostics de plus en plus précoces, et les traitements plus performants et moins invasifs, permettent aujourd’hui aux salariés atteints de cancer d’envisager de continuer à travailler ou de se réinsérer plus rapidement dans le monde du travail.

Un sujet difficile à aborder

Mais la représentation de la maladie du cancer en entreprise est encore un sujet difficile à aborder. «Quand on est malade, on est en arrêt maladie, et quand on est au travail, on est guéri», résume Anne-Sophie Tuszynski, fondatrice de l’association d’entreprises Cancer@Work. Cette incompréhension s’accompagne parfois d’un licenciement pour inaptitude médicale. Ce fut le cas de Karen Sejotte en 2012.

Le phénomène est d’ailleurs loin d’être isolé, selon une publication de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de février 2012. Les personnes touchées par un cancer avaient 77 % de chance de conserver leur emploi deux ans après la déclaration de diagnostic, contre 90 % pour le reste de la population.

C’est ce type de situation que tente de combattre Cancer@Work. Le club d’entreprises, fondé en 2012, lutte pour faire changer le regard sur la maladie et apprendre aux entreprises à travailler avec des malades atteints du cancer, mais également plus largement avec les malades chroniques et les personnes qui viennent en aide régulièrement à des personnes dépendantes dans leur entourage.

«Ne pas oublier de sécuriser le malade»

Dix-sept entreprises, dont la SNCF, Axa ou la Banque populaire-Caisse d’épargne, ont ainsi signé la charte du club. Elle comprend trois objectifs: faire évoluer les savoirs et les représentations liés au cancer en entreprise, accompagner la création d’un environnement favorable aux personnes touchées par la maladie et favoriser les bons comportements et les pratiques managériales en matière de santé. «Par exemple, dans la société Altran, les salariés ont souhaité pouvoir développer les connaissances sur le cancer et les maladies chroniques. Ils ont donc mis en place un cycle de conférences sur le diabète, les maladies cardio-vasculaires et le cancer», souligne Anne-Sophie Tuszynski.

«Ces initiatives sont toujours très positives», explique Agnès Lecas, déléguée aux actions pour les personnes malades à la Ligue contre le cancer, qui regrette cependant que cette sensibilisation soit moins évidente dans les PME, où les moyens financiers ne sont pas ceux des grandes entreprises. «C’est là où nous, les associations, nous avons un rôle à jouer.»

Travailler avec les entreprises est une force, pour Agnès Lecas, mais il ne faut pas, selon elle, oublier de «sécuriser le malade en lui disant de faire attention et de ne pas se mettre en danger. Il y a des personnes qui veulent continuer à travailler pour ne pas se couper du monde mais qui ne se rendent pas forcément compte de ce que la maladie va impliquer physiquement et psychologiquement.»


Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le cancer, la Ligue contre le cancer présente un film du réalisateur Arthur Delaire. L’enjeu? Montrer l’importance du regard porté sur la maladie, et plus particulièrement sur le cancer qui touche aujourd’hui presque tout le monde, directement ou indirectement. Comment, d’une seconde à l’autre, notre regard peut évoluer face à un malade quand on apprend qu’il est touché?

Source Le Figaro – Aurélie Franc

Un nanovirus pour acheminer les médicaments anti-cancer

Une nanoparticule inspirée d’un virus est capable de transporter des médicaments anti-cancer à l’intérieur des cellules malades pour mieux cibler le traitement.

Les chercheurs s’inspirent souvent de la nature pour soigner. Une équipe internationale a ainsi décidé de copier les virus pour traiter le cancer . Les virus ont la capacité d’infecter les cellules du corps humain et de leur transmettre leur patrimoine génétique pour se reproduire. Ici, les gènes du virus sont remplacés par le médicament anti-cancer, et la souche virale est rendue inoffensive. Autre particularité, la taille de ce système. C’est en réalité une nanoparticule, soit un élément 50 000 fois plus fin qu’un cheveu .

Pour cette étude parue dans ACS Nano, les chercheurs ont copié l’enveloppe du virus de la langue bleue, qui s’attaque aux ruminants mais pas à l’homme. Cette capsule a en effet une cavité assez large pour y glisser des molécules et des protéines à acheminer dans la tumeur. Elle est par ailleurs facile à produire avec une grande pureté.

Cibler les cellules cancéreuses

Mais les scientifiques ne se sont pas arrêtés là, ils voulaient réaliser la capsule à partir de plantes, pour minimiser les risques de contamination du dispositif par des pathogènes humains. Les ingénieurs ont donc conçu la nanoparticule grâce à des modifications chimiques et génétiques. Ils ont ensuite chargé la molécule anti-cancer à l’intérieur. Des tests en laboratoire ont montré que la capsule se déplace bien vers la tumeur et injecte le produit qu’elle contient à l’intérieur des cellules malades. Ces résultats encouragent les scientifiques à utiliser les nanoparticules dans la lutte contre le cancer.

Source TapSanté

Elles combattent leur cancer à coups de sabre

Le sport évite la récidive du cancer

Les bienfaits sont d’abord physiques. « Lors de l’opération chirurgicale, un certain nombre de cicatrices se forment. Ce tissu cicatriciel pénalise pour la reconstruction. La pratique de l’escrime permet de réduire son étendue », explique Maurice Renel, le prévôt d’armes, également médecin de formation.

De façon générale, le sport évite la récidive du cancer dans 50 % des cas. Ces chiffres, établis par plusieurs études scientifiques, ont conforté Maurice Renel dans sa volonté de faire pratiquer l’escrime à ces femmes. Le prévôt d’armes les fait travailler exclusivement au sabre. « L’arme des cavaliers, une arme suffisamment instinctive pour que les débutants sachent comment s’en servir rapidement », explique-t-il.

Lire la suite de l’article sur la page de 20minutes.

Cancer de la prostate : l’Association Pierre Favre acteur du pôle d’excellence de Bordeaux.

Bordeaux pôle d’excellence

C’est au service d’urologie de la clinique Saint-Augustin que les premières techniques innovantes prostatéctomie ont été appliquées. Aujourd’hui c’est le robot qui tient le scalpel et ça n’a plus rien d’exceptionnel, c’est même devenu une pratique quotidienne. Près de 800 interventions sont réalisées chaque année à la clinique Saint-Augustin et des médecins du monde entier y viennent même pour se perfectionner.

Du côté de Bergonié c’est la même excellence mais dans le domaine de l’imagerie cette fois. Grâce à la tomographie, les tumeurs sont traitées au plus près. C’est à dire que l’on réussit à isoler au mieux la zone à traiter en évitant celles à risques comme la vessie ou le rectum.

Pour l’institut Bergonié et dès 2015, l’Association Pierre Favre a participé directement à cette avancée en finançant l’achat de grains d’or, indispensables pour parfaitement ciblé la tumeur.

Lire l’article sur les grains d’or sur notre blog ici.

Visionner le reportage France 3

Lire la suite de l’article ici.

 

Galette des rois à l’Institut Bergonié

« Une bonne humeur, difficilement altérable, résultat d’une bonne santé morale. »
Joseph Ernest Renan

Voici une citation qui s’applique parfaitement à ce que nous souhaitions provoquer lors de notre traditionnelle galette des rois offerte au personnel et aux patients de l’institut Bergonié le 20 janvier dernier.

Ce moment de convivialité dans le hall d’accueil de l’institut puis dans les étages, pour les patients ne pouvant pas se déplacer, nous a permis d’échanger avec le personnel soignant et les patients.

Que de sourires et d’éclats de rire !

Un grand merci à Genifer Demey, Miss Aquitaine 2015 – 5ème Dauphine Miss France 2016, pour son engagement à nos cotés !

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Ci-dessous quelques photos